Arrière

Sculpteurs flamands en Italie

  • Exposition
09.10
28.02.27
Willem Danielsz. van Tetrode, Écorché (Homme écorché), Rijksmuseum

Willem Danielsz. van Tetrode, Écorché (Homme écorché), Rijksmuseum. Acquis avec le soutien de la VriendenLoterij et de M. H. B. van der Ven, La Haye

À l’automne 2026, M mettra en lumière pour la première fois les échanges artistiques entre l’Italie et les Pays-Bas au XVIe siècle. À travers des chefs-d’œuvre provenant de musées internationaux, l’exposition racontera l’histoire fascinante des influences réciproques, du savoir-faire virtuose et de la soif d’innovation.

 

Des sculptures, des tableaux, des dessins et des gravures montrent à quel point, sous l’influence de l’Italie, les artistes des Pays-Bas historiques ont marqué de leur empreinte le langage formel de la Renaissance.

Les pionniers dans les Pays-Bas

Au début du XVIe siècle, des pionniers tels que Jan Gossaert, Pieter Coecke van Aelst et Cornelis Floris ont introduit la Renaissance italienne en Flandre. Peu à peu, les sculpteurs flamands ont définitivement abandonné le style gothique. Ainsi, l’exposition nous fait découvrir Jacques Dubroecq, le premier véritable sculpteur de la Renaissance dans nos régions. Après son voyage en Italie, l’artiste de la cour de Marie de Hongrie fut le premier à mettre en pratique ce qu’il avait observé de l’autre côté des Alpes. Les œuvres de figures de transition, telles que Willem « Paludanus » Vandenbroeke et Jacques Jonghelinck occupent aussi une place importante dans l’exposition.

Egidio della Riviera (attribué à), Trois putti endormis

Egidio della Riviera (attribué à), Trois putti endormis © Galleria Borghese, photo : Luciano Romano

François Duquesnoy, Bacchanale d’enfants avec bouc, Rijksmuseum, Amsterdam

François Duquesnoy, Bacchanale d’enfants avec bouc, Rijksmuseum, Amsterdam. Acquis avec le soutien de la famille M. van Poecke/Rijksmuseum Fund et du J.W. Edwin Vom Rath Fund/Rijksmuseum Fund

Les Fiamminghi au-delà des Alpes

La Renaissance s’est frayé un chemin vers la Flandre, de même que de nombreux artistes flamands ont pris le chemin de l’Italie. Ainsi, Giambologna (Jean [de] Boulogne) a traversé les Alpes pour ne plus jamais revenir. Il a construit une œuvre novatrice et influente dans son atelier florentin, devenu un aimant pour les talents du Nord, tels que Pietro Francavilla, Johann Gregor van der Schardt et Adriaen De Vries. À Rome, des Flamands aux noms à consonance italienne, tels que Egidio Della Riviera, Nicolo Pippi et Coppe Fiammingo étaient déjà tout aussi influents vers 1575.


Grâce à leur maîtrise technique et à leur innovation stylistique, l’influence de ces scultori fiamminghi s’est étendue à toute l’Europe, des pays scandinaves à la cour d’Espagne.


L’exposition s’achève par des œuvres de la famille de sculpteurs bruxellois Duquesnoy et des frères Robert et Andries De Nole, originaires d’Utrecht. Leur œuvre montre de quelle manière la Contre-Réforme a donné un nouvel élan à la sculpture religieuse à la fin du XVIe siècle.

Giambologna, Ferdinando I de’ Medici

Giambologna, Ferdinando I de’ Medici © Bruno Cohen – Fondation Jacquemart-André – Institut de France, Domaine de Chaalis, Fontaine-Chaalis (MJAC-Sc 487)