Dans les coulisses : les étudiants salariés ou jobistes

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Dans les coulisses : les étudiants salariés ou jobistes

“M Leuven fait désormais vraiment partie intégrante de ma vie”

Douze étudiants « jobistes » travaillent à M Leuven, même en pleine période d’examens. Cinq d’entre eux ont accepté de venir jusqu’au musée nous expliquer ce qu’ils y font précisément. Voici Melissa (21 ans), Sien (22 ans), Sam (21 ans), Ella (25 ans) et Kiran (26 ans).

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Melissa : « En fait, nous faisons tous et toutes la même chose : nous travaillons à l’accueil ici, au musée, ou à la collégiale Saint-Pierre, dont la partie payante est gérée par M Leuven. Nous vendons des billets, imprimons des museumPASSmusées, donnons des informations aux visiteurs… »

 

Sien : « On nous demande aussi d’assurer la tâche d’accompagnateur·rices du public. Nous surveillons alors les salles et aidons les visiteur·euses si nécessaire. Avant de commencer, nous avons suivi une formation : deux jours pour l’accueil, un jour pour l’accompagnement du public, et une journée supplémentaire pour la collégiale Saint-Pierre. »

Est-ce agréable de travailler à M Leuven ?

Kiran : « Je le fais depuis quatre ans, donc oui ! On a de très bons contacts avec les autres étudiant·es jobistes, le personnel permanent et les visiteur·euses. Et le musée est en constante évolution, il y a toujours de nouvelles expositions. »

 

Ella : « Melissa, Sien et moi étudions les sciences de l’art. C’est bien sûr passionnant pour nous de découvrir le fonctionnement d’un musée de l’intérieur. Par exemple, comment monte et démonte-t-on une exposition ? Dans le cadre de nos études, nous avons déjà visité la réserve, ce qui est très intéressant. Mais en tant qu’étudiant·e jobiste, on voit bien plus que la théorie qu’on nous enseigne. »

 

Sien : « Je peux affirmer que je ne suis jamais rentrée d’une journée de travail sans une belle histoire à raconter. Il se passe toujours quelque chose. Et puis, parfois, les visiteur·euses se montrent très enthousiastes lorsqu’on leur demande ce qu’ils ou elles pensent de l’exposition. C’est très gratifiant de pouvoir y contribuer. »

 

Sam : « J’apprécie aussi le fait que nous, les étudiants, soyons bien accueilli·es par les collaborateur·rices du musée. Notre travail est vraiment apprécié. »

 

Melissa : « Et nous nous amusons beaucoup entre nous. Par exemple, lorsqu’un nouvel étudiant commence, Kiran lui fait toujours une farce. »

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Racontez !
Kiran : « Il y a quelque temps, un jeune homme se trouvait seul à l’accueil pour la première fois. C’est toujours un moment stressant, la première fois qu’on doit tout faire soi-même, sans assistance. Il ne me connaissait pas encore. J’ai commencé à fouiner dans l’armoire où sont rangées les publications. Au bout d’un moment, il est venu me demander si quelque chose m’intéressait. Je lui ai répondu dans un anglais approximatif que je ne parlais pas néerlandais. Ensuite, je suis monté à l’étage sans payer. Il m’a suivi, m’a arrêté, visiblement nerveux, et m’a dit que je devais acheter un billet. Je lui ai répondu : “Oh, je pensais que c’était gratuit pour les barbus aujourd’hui”. Et il m’a répondu très sérieusement : “Non, ce n’est pas aujourd’hui, c’était hier” (rires). Je me suis dit : “Super, épreuve réussie, il est fin prêt !” »
 

On remarque que vous vous connaissez bien. Êtes-vous devenus amis ?
Ensemble : « Oui ! »

 

Sam : « Nous avons un groupe de discussion sur WhatsApp et nous nous retrouvons régulièrement en dehors du musée. Kiran est le grand instigateur. Il envoie des messages du genre : “Soirée jeux ?” ou “Dîner ensemble ?” »

Un moment de répit

À quelle fréquence travaillez-vous ?

Ella : « Pour moi, cela varie considérablement. Certains mois, je n’ai que trois services parce que je suis très prise à l’université, et d’autres mois, j’en ai dix. »

 

Sam : « Un service dure sept heures. Nous communiquons au musée les jours où nous sommes disponibles, et ils organisent le planning à partir de nos disponibilités. »

 

Sien : « J’en fais quand même huit à dix par mois. Entre-temps, j’ai pris l’habitude de passer au musée quand je suis à Louvain. Et j’y suis tous les jours, donc (rires). M Leuven fait désormais vraiment partie intégrante de ma vie. »


Et pendant les examens ?
Melissa : « Nous essayons de répartir équitablement les services. Si on ne peut vraiment pas venir, on échange avec quelqu’un. »

 

Sam : « Parfois, j’ai huit jours entre deux examens, et alors, c’est vraiment agréable de venir ici. Le lendemain d’un examen, je peux simplement me détendre au musée. Je trouve que c’est une alternance bienvenue. »

 

Ella : « Et il y a aussi la salle “M étudie” en juin – les étudiants peuvent venir réviser ici. Si on doit la surveiller, on est payé pour étudier ! (rires) »

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Jobstudenten aan het werk in museum M Leuven

© Josefien Tonderleir voor M Leuven

Vous avez pu goûter à la vie dans un musée. Aimeriez-vous y travailler de manière permanente ?

Kiran : « La culture ne m’intéressait pas beaucoup quand j’ai commencé à travailler ici. Entre-temps, ça a changé, et j’ai constaté que M n’est pas seulement un musée, mais qu’on y organise aussi de nombreuses activités socioculturelles. Ce qui correspond à mes études – je suis une formation de travailleur socioculturel à l’UCLL. Participer à ce genre d’activités m’intéresse donc beaucoup. Même le travail à l’accueil. Une structure claire, ça me plaît bien. »

 

Melissa : « Oui. Cela correspond à l’orientation de mes études, et c’est certainement l’une des raisons pour lesquelles j’ai commencé ici en tant qu’étudiante jobiste. Je ne sais pas encore exactement quoi et comment, mais cela m’intéresse certainement. »

 

Sien : « En travaillant ici, j’ai remarqué que je m’intéressais davantage à l’art multidisciplinaire, comme le festival Playground. Les performances m’intéressent, la manière dont elles sont organisées… Je pense que je préférerais faire ce genre de choses plutôt que de monter des expositions et de composer des catalogues. »

 

Sam : « J’étudie l’histoire et j’aimerais enseigner plus tard. Mais j’ai déjà du mal à me faire à l’idée de quitter M Leuven quand j’aurai achevé mes études. »

 

Ella : « Oui, moi aussi. Honnêtement, y penser me donne envie de pleurer ! »