Christoph Fink (Gand, °1963) travaille depuis plusieurs années à son Atlas des Mouvements, dans lequel il explore les limites du corps humain et son interaction avec son environnement. Il en tire des compte-rendu denses de voyages, des photos, des enregistrements sonores... Toutes ces données lui servent à explorer des formes d’exposition expérimentales comme les constructions cartographiques et acoustiques grand format, avec dessins, diagrammes, tableaux et couches sonores. Fink convoque ainsi une image du monde nouvelle qui s’interroge sur la cohésion entre les différents éléments qui font notre environnement.
Ma méthode de notation est un moyen d’apporter une certaine structure, un certain ordre qui se prête à la réflexion; ou plutôt, qui me permet d’enrichir l’expérience du temps et de l’espace. Au Musée M, je voulais initialement montrer mes archives, mais j’ai très vite constaté que l’intégralité de mon œuvre fonctionnait comme une archive, comme une sorte de banque de données poétique.
J’ai sélectionné certains aspects de mon œuvre: mes archives d’images analogiques (avec une sélection de 85 000 diapositives), mes sources d’inspiration, mes dessins d’enfant, une partie de mes archives vidéo, mes croquis, notes... Je montre ainsi l’origine de mon œuvre et de ma passion pour l’espace et le temps, l’approfondissement du concept de paysage, la pensée en termes de paysages et la place de l’homme dans l’ensemble des choses.
Christoph Fink
L’exposition est montée en collaboration avec la KU Leuven dans le cadre d’un hommage à Mercator (1512-1594). La bibliothèque universitaire Arenberg montrait une vingtaine de cartes du dix-septième siècle à nos jours figurant dans sa collection.
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